Brigitte PETERFALVI et Anne VERIN "Traduction de textes en schémas" (Spirale 2 - 1989)

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"Les élèves ne savent pas apprendre une leçon… Ils ne savent pas discerner l’essentiel de l’accessoire… Ils ne savent pas résumer…" C’est en ces termes que des professeurs de collège expriment un ensemble de difficultés auxquelles se heurtent leurs élèves, et qui se retrouvent aussi bien dans l’ensemble des niveaux de la scolarité. L’acquisition de ces compétences est laissée la plus part du temps au hasard des cheminements spontanés individuels ; peu de chances sont laissées dans ces conditions aux plus démunis.
Depuis quelques années, un courant visant à prendre de front ce type de problèmes s’est développé. Il s’agit de rechercher et de mettre en pratique les stratégies par lesquelles il est possible, dans le cadre sco-laire, d’acquérir ces compétences fondamentales qui conditionnent les autres apprentissages.
Une des réponses à certains de ces problèmes peut être trouvée dans l’emploi ou la construction par les élèves d’outils graphiques. Le terme est ici pris dans un sens large, englobant dessins, schémas, organigrammes, tableaux… L’intérêt de tels outils réside dans leur propriété synoptique (permettant d’embrasser d’un seul coup d’oeil de façon syn-chronique tout un ensemble d’informations, ce qui favorise une vision globale des concepts représentés et une distanciation), dans leur pouvoir structurant (la forme générale adoptée, les parallélismes, les articulations dans le tracé donnent forme, organisent les idées), dans leur caractère imageant, proche de la perception, rendant leur évocation aisée et facilitant par là l’appropriation.
La transposition d’un langage verbal à un langage de ce type oblige à des remaniements intellectuels qui peuvent jouer un rôle important dans l’appropriation et la structuration des idées.

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Spirale-Revue semestrielle de l’Ecole Normale de Lille-N°2

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